Les rumeurs d'une prochaine guerre se précisent, au point que Benyamin Ben-Eliezer (dit "Fouad"), notre ministre des Travaux Publics, menace la République des Mollahs de "fin de la Nation iranienne" au cas ou celle-ci attaquerait Israël.
BnEliC'est que les deux mâchoires de la tenaille iranienne se resserrent sur l'Etat d'Israël, pris entre Hamas et Hezbollah, tous deux en pleine course à l'armement.
Le ministre surestime-t-il les capacités militaires de son pays? Comment mettre hors de nuire un pays si éloigné, si étendu, aux installations militaires et nucléaires bien protégées, souvent enfouies sous terre? Israël seul peut-il vraiment porter un tel coup à l'Iran?

Je pense que oui. Mais le coup devrait être plus économique que militaire, car c'est économiquement que les Perses sont les plus vulnérables: les pieds d'argile du géant sont ses puits de pétrole. Leur bombardement massif ferait tomber le régime qui est entièrement construit sur les pétrodollars. L'économie iranienne ne se relèverait pas de sitôt. Le problème (ou l'avantage) est qu'en cas de frappe israélienne les économies occidentales seraient elles-aussi gravement touchées par une nouvelle flambée du prix de l'or noir. Il se pourrait alors que, pour prévenir l'intervention israélienne, Georges W. Bush abatte sa dernière carte et frappe les objectifs militaires iraniens pour sauver le pétrole. S'il réussit, il se présentera comme le sauveur du monde face au danger nucléaire iranien, et assurera la victoire de McCain.

Conscients de ces risques, les dirigeants de Téhéran devraient se contenter d'utiliser leurs intermédiaires libanais, syriens et palestiniens de façon modérée. Faire mal à Israël, suffisamment pour faire monter leur cote dans l'opinion publique iranienne et arabe, mais pas trop pour ne pas s'attirer d'ennuis sur leur propre territoire.

Que pourrait faire alors Israël? Pas grand chose face à des organisations terroristes cachées derrière des civils. Ou beaucoup de choses en menaçant directement leur mandataire. Ce qu'il commence à faire par la bouche du bouffon du roi, Fouad.

De toutes façon les prix du pétrole vont continuer à monter. C'est bon à terme pour l'écologie.